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© Photo de Jako Martinet
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Forts de la Forclaz et de Litroz

Vrai ou Faux ?

Avec ses rideaux brodés aux fenêtres, ses volets et sa planche d’accès pour le chat, le chalet du col de la Forclaz paraît si vrai qu’il est photographié par de nombreux touristes et que certains demandent à le louer ! Il est vrai que l’emplacement est superbe et offre une vue magnifique sur le col de Balme et le haut de la vallée du Trient.

En réalité, il s’agit d’un faux chalet… mais d’un vrai fort de l’armée suisse, avec mitrailleuse, poste d’observation et abri pour la troupe.

Même chose pour le vrai-faux rocher situé en contrebas, au milieu de la prairie, qui n’attire pas l’œil mais qui dissimule en réalité un redoutable canon antichars tirant sur la route du col.

Quant à la grange que l’on aperçoit de l’autre côté du col, elle ne sert pas à remiser les foins mais abrite un contre-ouvrage fortifié, lui aussi armé d’une mitrailleuse.

Eh oui ! Tous ces éléments du paysage sont faux, mais ils sont si bien camouflés qu’ils font partie intégrante du paysage...

Ces fortifications sont ouvertes au public depuis juillet 2007. Ils ont été remis en état avec la collaboration de la commune de Trient, des biens culturels de Trient et de l'Association du Fort de Litroz. L'entrée est libre. La visite se fait sans guide et le matériel exposé est placé sous la bienveillance des visiteurs. Merci de respecter les locaux et le matériel. Vous y trouverez des panneaux didactiques expliquant l'ensemble du dispositif, les but des fortifications du haut de la vallée du Trient et l'armement des fortifications.

Sur votre parcours, vous trouverez également un beau point de vue sur le vallon et le village de Trient.

Horaires

Les fortifications du col de la Forclaz sont ouvertes au publique de juin à fin septembre de 10h00 à 18h00.

A visiter dans la région : le Fort de Litroz

Si vous êtes intéressés par la fortification suisse, n’hésitez pas à visiter le fort de Litroz, situé entre Trient et Tête-Noire et qui domine de 300 mètres les Gorges Mystérieuses. C’est le plus gros ouvrage de la région. Il a été entièrement restauré et rééquipé par les bénévoles de l’Association du Fort de Litroz qui le font visiter sur demande pour des groupes dès 10 personnes. L’ouvrage, situé au-dessus d’une gorge, vous propose de découvrir l’étrange univers souterrain d’un fort entièrement creusé sous la montagne et aménagé dans une paroi de rocher verticale. Une véritable plongée dans les secrets du mythique « réduit national suisse ». Une idée originale pour des sorties d’entreprises ou de sociétés. Informations et réservations : www.fortlitroz.ch

Sur demande auprès de l’association, celle-ci organise également des visites guidées des fortifications du Col de La Forclaz, avec possibilité de combinaison avec le fort de Litroz ou avec la visite d’un petit musée présentant du matériel militaire de collection.  Ces visites peuvent être organisées sur une journée ou une demi-journée. Informations et réservations : www.fortlitroz.ch

Le dispositif fortifié de la Vallée du Trient

La vallée du Trient comporte une douzaine de fortifications datant de la seconde guerre mondiale et qui sont tournées face à la Savoie. Conservées durant la période de la Guerre froide, elles n’ont été déclassées qu’au début des années 2000.

Ces ouvrages fortifiés sont échelonnés en profondeur entre la frontière franco-suisse (poste de Châtelard) et le col de La Forclaz. Ils sont répartis en 4 positions de barrage distinctes: 

  •  Le secteur frontière de Châtelard
  • Le secteur de Finhaut
  • Le secteur de Tête-Noire /Litroz
  • Le secteur du Col de la Forclaz

Ces fortifications, creusées sous roc ou en béton armé, forment un ensemble cohérent qui était destiné à barrer la vallée pour empêcher toute incursion armée depuis la vallée de Chamonix en direction de Martigny et du cœur du Réduit alpin. Les ouvrages, situés en fond de vallée, sont réparties le long des principales voies de communications (routes et voie ferrée). L’armement comprenait des mitrailleuses et/ou des canons antichars.

Un soin particulier a été accordé au camouflage extérieur pour mieux fondre les ouvrages dans le paysage. La plupart sont dissimulés par des treillis peints et modelés en faux rocher.

L’ensemble s’appuyait sur un réseau d’ouvrages minés et de barricades antichars qui permettaient de faire sauter les route et la ligne de chemin de fer, coupant ainsi les voies de communications vers la vallée du Rhône.

Enfin, des positions pour canons antiaériens de 20 mm formaient un rideau D.C.A. au niveau du village de Châtelard, pour protéger la centrale et l’ancien barrage hydroélectrique  contre d’éventuels raids aériens.